Projet de construction en bord de mer : que prévoit la Loi Littoral ?
Construire une maison neuve face à l'océan Atlantique, profiter d’un cadre préservé et d’un panorama dégagé : beaucoup en rêvent ! Et ce rêve, il peut se concrétiser si l'on sait comment s'y prendre.
Mais quand on décide de se lancer dans ce beau projet, on tombe nez à nez avec LA réglementation en vigueur dans ce secteur : la fameuse loi Littoral. Un texte qui peut impressionner, mais qui ne doit pas vous décourager ! Au contraire, si le littoral vendéen est aussi agréable à vivre, c’est justement parce qu’il existe un cadre pour préserver les paysages, la nature et la qualité de vie.
Son objectif, ce n’est pas de bloquer tous les nouveaux projets. La loi veille plutôt à ce que chaque nouvelle maison participe à l’harmonie du bord de mer.
Alors, qu’a‑t‑on réellement le droit de faire quand on veut construire près de l’océan ? Quels aspects relèvent de la loi Littoral, et qu’est‑ce qui relève plutôt du PLU ? Comment s'assurer que votre projet ait toutes les chances d'être accepté en instruction ? Maisons SOCOREVE vous explique tout.
Présent à Saint‑Gilles‑Croix‑de‑Vie depuis 1985, Maisons SOCOREVE connaît le littoral vendéen comme sa poche et vous accompagne pour réaliser votre rêve de maison en bord de mer.
Loi Littoral : que devez-vous savoir avant d’acheter un terrain en bord de mer ?
Loi Littoral et PLU : qui gagne ?
La loi Littoral rassemble toutes les mesures relatives à la protection, la mise en valeur et l'aménagement du littoral en France.
Et l'un des premiers points à connaître, c'est qu'un PLU peut considérer qu'une zone est constructible, mais pas la loi Littoral.
Et en cas de contradiction, la loi Littoral l’emporte.
Cette situation peut se produire dans certaines communes côtières lorsque le zonage local autorise des projets en bordure de marais, de dunes ou d’espaces naturels, mais la loi Littoral considère que l’espace est trop sensible pour accueillir une construction.
Par exemple, la constructibilité peut être refusée si :
la parcelle est trop éloignée d’un espace urbanisé ;
le terrain se trouve en limite d’un espace remarquable protégé ;
le PLU n’a pas été mis à jour avec les dernières dispositions littorales.
Le conseil Maisons SOCOREVE
Avant de vous positionner sur l'achat d'un terrain en zone côtière, demandez toujours l'avis d'un constructeur local ou contactez la mairie de la commune concernée pour demander plus d'informations.
Les raisons principales d'un refus de permis en zone côtière
1. La bande littorale des 100 mètres
C’est l'un des principes les plus connus : dans la bande littorale de cent mètres, à compter de la limite haute du rivage, toute nouvelle construction est interdite (à quelques rares exceptions près).
Pourquoi ? Tout simplement pour :
- préserver le paysage côtier ;
- assurer la sécurité les bâtiments : marée, vent ou risques de submersion et d'érosion côtière ;
- maintenir un accès public au rivage.
Sur la côte vendéenne, ce zonage couvre une large partie des sites immédiatement en bord de plage.
2. La continuité d’urbanisation
La loi Littoral impose que les nouvelles constructions soient implantées uniquement dans leprolongement direct d’un secteur déjà urbanisé (agglomérations, villages ou hameaux).
Pour faire simple, votre futur logement doit être intégré à un groupe de constructions existant, et pas isolé dans un espace à faible densité.
Un terrain situé à l’écart d’un quartier peut donc être considéré comme « non urbanisé », même s'il existe une ou deux maisons dans les environs.
3. Les espaces proches du rivage
Hors de la bande des 100 mètres, la constructibilité n'est pas garantie pour autant. Les services instructeurs examinent attentivement l’impact paysager du projet : hauteur, volumétries, architecture, intégration dans l'environnement.
Comment anticiper ? Voici ce que vous pouvez vérifier vous-même.
Vous avez repéré un terrain qui a du potentiel ? Pour avoir des indices sur sa constructibilité, vous pouvez procéder à un premier repérage assez facilement.
Identifiez la présence immédiate d'habitations autour de la parcelle, la proximité d’un quartier (même en développement), la distance avec des dunes ou zones humides autour. Bien sûr, ce premier regard ne remplace pas une réponse officielle de l'administration.
Où trouver les informations officielles dont vous avez besoin ?
Si vous êtes en pleine recherche de terrain sur le littoral vendéen, plusieurs documents accessibles gratuitement vous aident à jauger rapidement la faisabilité de votre projet.
Le PLU ou la carte communale vous indiquent les règles d'urbanisme locales : zonage, hauteurs, distances, prescriptions architecturales. Ces documents contiennent parfois des références à la Loi Littoral, mais ce n'est pas toujours le cas.
Le portail Géorisques vous détaille les risques auxquels votre parcelle pourrait être exposée : inondation, érosion, submersion marine ou phénomènes liés au vent côtier.
La DDTM (direction départementale des territoires et de la mer) est l'autorité qui vérifie l’application de la loi Littoral, des règles d’urbanisme côtières et des risques naturels. Son avis est précieux car c'est l’interlocuteur qui peut confirmer ou invalider la faisabilité d’un projet de construction en bord de mer.
Bon à savoir
En tant que maître d'ouvrage, vous n'avez pas à maîtriser tous les documents d'urbanisme ou à contacter les services administratifs. Il suffit de savoir où les trouver pour faire quelques vérifications lorsque vous visitez un terrain.
Pour la suite, Maisons SOCOREVE s'occupe de synthétiser toutes les informations pour vous. Notre équipe analyse et recoupe les règlements avant de vous proposer un projet en tous points conforme.
Les particularités du littoral vendéen qui peuvent modifier le visage de votre future habitation
Les règles d'implantation
Sur la côte, l’implantation des nouvelles habitations est réglementée pour éviter de créer des « masques » visuels.
Concrètement, cela signifie qu'il faut prêter attention aux hauteurs, aux proportions des volumes, aux reculs par rapport aux limites et à la manière dont la maison s’aligne avec les autres bâtiments.
Exemple concret du territoire vendéen
Dans les secteurs situés à proximité des dunes ou du rivage, il est parfois interdit d’avancer une façade trop près de la rue ou de prévoir un étage complet si le quartier est majoritairement composé de maisons de plain-pied.
Cette restriction vise à préserver les vues, garder des rues aérées et conserver l’équilibre visuel du quartier.
Préserver l’identité architecturale vendéenne
L'espace littoral vendéen possède un visage architectural fort : toitures en tuiles canal ou romanes, façades claires, menuiseries discrètes.
Pour conserver cette homogénéité, les règlements imposent souvent des couleurs naturelles, des matériaux traditionnels et des volumes simples.
Voici quelques exemples :
À La Tranche-sur-Mer, les tons foncés ou saturés sont rarement autorisés sur les façades pour préserver l'harmonie locale.
Dans certains quartiers des Sables-d’Olonne, le toit plat n’est pas autorisé car jugé incompatible avec l’architecture traditionnelle proche du front de mer.
À Bretignolles-sur-Mer, les maisons doivent présenter des teintes naturelles pour s’intégrer au paysage côtier.
Le paysage : une mise en valeur des espaces verts à intégrer
Les communes exigent de plus en plus fréquemment une conception paysagère soignée.
Voici ce qui peut vous être demandé :
- mettre en valeur l'aménagement paysager ;
- conserver ou réintégrer des essences végétales locales ;
- privilégier une haie végétale ;
- limiter la surface imperméabilisée de vos aménagements extérieurs pour faciliter l'absorption de l’eau dans le sol.
Ces prescriptions peuvent vous paraître accessoires, voire contraignantes. Mais elles participent à protéger l’équilibre et la biodiversité des zones côtières.
Espaces naturels : des zones sous protection renforcée
La zone littorale vendéenne abrite des dunes, des marais, des zones humides et des secteurs classés Natura 2000. Les nouvelles constructions à proximité de ces paysages sont très encadrées, voire tout bonnement impossibles.
Par exemple, les secteurs proches du Marais Breton Vendéen sont réglementés pour éviter tout risque de submersion et pour préserver la biodiversité.
À proximité de ces espaces sauvegardés, votre demande de permis de construire devra probablement comporter des études environnementales complémentaires.
Les risques littoraux : des solutions techniques à adapter
Certaines zones situées en bordure de marais, d’estuaires ou en zones de rétention peuvent :
imposer des fondations spécifiques,
exclure les habitations en rez-de-chaussée,
exiger une surélévation de plusieurs dizaines de centimètres au-dessus du niveau du terrain ;
limiter, voire interdire les extensions futures.
Pour savoir si vous êtes concernés par ces précautions, vous pouvez consulter :
le Portail Géorisques ;
le PPRL (plan de prévention des risques littoraux) lorsqu’il existe ;
la mairie du lieu de construction.
Construire sereinement avec un constructeur habitué au littoral : l’expertise de Maisons SOCOREVE
Pour construire sur le littoral vendéen, il faut avant tout comprendre ce territoire unique et savoir s’y adapter.
Et chez Maisons SOCOREVE, c’est exactement ce que nous faisons au quotidien depuis plus de 40 ans.
Notre implantation historique à Saint-Gilles-Croix-de-Vie nous donne une vraie longueur d’avance. Nous savons :
- décoder les règlements locaux ;
- repérer les zones sensibles ;
- anticiper ce que les communes attendent d’un projet en bord de mer.
Une expérience précieuse qui nous permet d’écarter rapidement les options risquées et de vous proposer des solutions fiables et réalistes, en toute transparence.
Avec Maisons SOCOREVE, vous avancez aux côtés d'un constructeur local, spécialiste du littoral vendéen. Vous gagnez en clarté, en sérénité et en efficacité.
Envie d’en discuter avec nous ? Contactez notre agence à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Nous serons ravis de vous rencontrer et d’étudier avec vous la conception de votre nouvelle maison.

